Coucou à tous !
Malheureusement pour vous, j’ai eu envie de vous faire partager mes lectures de cet été. Et elles ont été nombreuses, mais ne vous en fait pas je ne parlerai que de quelques morceaux choisis. Je met cet article dans la catégorie « coups de cœur » à laquelle j’ai ajouté le suffixe « (ou pas ) » puisqu’en fait je vais faire des critiques également de ce que j’ai moins aimé. Je précise au passage que ces critiques ne seront certainement pas très objectives, je vais donner mon avis personnel.
Bon ! Je commence :
Le Da Vinci Code de Dan Brown
Alors, nous voici face à un pavé d’une 574aine de pages et de plusieurs milliers de dollars de recette et malgré mes trois jours de lecture intensive sur cet ouvrage je me demande encore ce qui a pu motiver un tel engouement !
En effet le Da Vinci Code a beaucoup déçu mes attentes, mais c’est souvent le cas des livres à succès (cette phrase ne concerne pas les ouvrages bibliques tels que les œuvres de Mr. Tolkien ou celles de Mrs. Rolling, on ne compare pas les dieux avec les écrivains en vogue ^___^ !).
Brefouilles ( ©Loulou Poppins ), il est temps de résumer l’intrigue :
Un éminent universitaire américain ( bin tient ! comme de par hasard !), spécialiste des symboles, en voyage à Paris, est convoqué au beau milieu de le nuit par la police judiciaire pour une affaire de meurtre. En effet, le conservateur du Louvre a été assassiné et avant de mourir il a laissé tout autour de lui, dans la grande galerie, une série de codes et de symboles.
D’abord interrogé soi-disant en tant que symbologue ( si ça existe je l’ai lu dans ce livre !) il est mis au courant des véritables intentions du commissaire par une jeune policière et cryptographe ( = qui déchiffre les codes) française (oui, il paraît que nous avons du charme ^___^ !).
S’engage alors une course-poursuite, où le professeur américain et la jeune femme devront esquiver les pièges de la police judiciaire et des commanditaires de l’assassinat du conservateur. Cette fuite en avant les mènera sur les traces d’une société secrète bi-millénaire et du précieux fardeau de cette dernière : le Saint Graal.
Voilà j’espère ne pas avoir mis de spoilers et pour ceux qui ont déjà lu le Da Vinci Code ils seront autorisés dans les commentaires ^__^ !
Subjectivement parlant donc, je trouve que le style de Dan Brown n’est pas extraordinaire, on est loin de la fluidité de Mrs. Rolling ou de la virtuosité d’Amélie Nothomb. Une écriture des plus banales, agréable tout de même bien qu’empreinte de quelques lourdeurs par moment. Un bon point cependant, les dialogues sont très vivants et très naturels saufs lorsque les personnages se lancent dans des monologues explicatifs peu convaincants.
En ce qui concerne le scénario, je n’ai lu le livre qu’une fois donc mon analyse reste partielle. En tout cas et à première vue, les rebondissements me paraissent bancals et certains mystères créés au cours de l’histoire sont expliqués à la fin (heureusement) mais d’une manière qui laisse à penser que l’écrivain n’a trouvé l’explication qu’au moment de l’écrire, ce qui annule tout le plaisir d’avoir résolu le mystère. De plus l’auteur à pris le parti d’alterner les focus, soit l’on voit ce que font les méchants, soit ce que font les gentils (en gros), ce qui gâche le rythme de la narration et amène des longueurs inutiles. Enfin, l’identité du malfaiteur principal est dévoilée deux chapitres avant la fin et peu après, le monologue de ce dernier nous donne les dernières explications. Vous imaginez donc la lenteur de ces deux derniers chapitres où on perd toute l’intensité de chasse à l’homme précédente et qui ne vivent que grâce au mystère de l’emplacement du Graal. Dans cette situation même le bisous quasi-final (oui parce qu’il y a encore un chapitre inutile après le bisou) m’a paru fade, ce qui est très rare !
Enfin les personnages (je suis très pointilleuse sur ce sujet) ; au menu nous avons un quadragénaire intellectuel et pépère, pas très courageux, altruiste et honnête, en gros un héros lisse et fade. Quant à l’héroïne (sans féminisme) c’est la plus intéressante de part son passé et la place qu’elle occupe dans l’intrigue même si elle un peu trop lisse elle aussi. J’aime bien quand même le tueur à gage albinos membre d’une société religieuse adepte des pénitences masochistes. Et pour finir, je trouve que l’identité du chef des malfaiteurs ne colle pas du tout avec toutes les péripéties précédentes.
En conclusion, quand on est pas chrétien et que les révélations hypothétiques sur la vie de Jésus ne nous frappent pas, ce roman policier n’ayant pas le suspense d’une Mary Higgins Clark nous laisse un goût fade sur les yeux. De plus le pouvoir magique du Saint Graal y est complètement démonté et il n’y a pas plus de code de Léonard De Vinci que de dénouement viable. Pour résumé voilà un ouvrage au goût de brocoli bouilli.
